Exposition "Pause" (Emilie Pillot) - mardi 16 novembre - vendredi 21 janvier 2011

Publié le par avatars

Exposition qui aura lieu à la présidence de l'université d'Amiens (campus, chemin du Thil, 80000 Amiens). Photographies d'Emilie Pillot.

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"Dans le cadre d’une recherche sur l’espace urbain actuel, j’effectue un travail photographique sur la « chorégraphie urbaine ». Considérant les corps humains comme un langage à part entière, j’assimile les hommes à des danseurs contemporains où le sol de la rue deviendrait leur espace d’expression.

Les passants donnent une dynamique et entretiennent un lien en parfaite corrélation les uns avec les autres et leurs mouvements s’ar...ticulent autour d’un ou plusieurs personnages centraux qui expriment une stabilité et une cohérence entre les différentes scènes.

De part leurs statuts de « passants » et leur hétéroclicité, les gens semblent ne pas se connaitre et entretiennent pourtant une relation tacite qui se dégage à travers une proximité physique.

Nous vivons dans une société médiatisée autour de la peur de l’autre ; la différence est un thème qui ne cesse de nous envahir notre quotidien au point que les gens ne prennent plus le temps d’écouter ni même de regarder autour d’eux.
Imperturbables, ils s’enferment dans une bulle où ils se réfugient et suivent leurs chemins sans se soucier de leur environnement. Sans fondement réel, la peur de la l’incompréhensibilité de la différence oblige la majeure partie de la population à s’isoler dans un monde plus sur qu’elle se sera forgé elle-même, répondant ainsi à ses attentes. Néanmoins, l’homme à besoin de contact avec autrui et tout geste, même agressif, devient un moyen de communiquer.

On se court après, on se rejette, toute notre vie tourne autour d’un déplacement plus ou moins assumé avec la difficulté du premier pas qui doit lancer la machine, nous éloignant ou nous rapprochant de ce que l’on désire.

Paralysé par notre langage, seul le corps et la musique nous procurent un langage universel qui réunit l’ensemble des hommes.

A travers mon projet, j’essaye de montrer toute la beauté que referme ces corps qui s’enferment, qui se confinent sans jamais se rendre compte de leur resplendissement et forment un ensemble à la fois divers et complémentaire."

Emilie Pillot

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